"- Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé."
Refus. Colère. Tristesse. Désespoir. ... Acceptation.
Dring. Mon réveil ?
Dring. La sonnerie du grille-pain ?
Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing !!! Quelqu'un sonne à la porte ?!
C'est complètement dingue ! Je me lève precipitament, attrape ma robe de chambre et me rue dans l'escalier. Depuis quand y avait-il une sonnette à la porte ? Mon père et moi avions les clés, les invités se contentaient de toquer à la porte, les Quilleutes rentraient carrément en annonçant "c'est nooous !" et puis ... et puis les vampires n'étaient pas vraiment les bienvenue ici...Mais bon, bref, je me demande bien qui peut me réveiller un dimanche matin !
Je me dirige vers la porte et l'ouvre :
- Salut ma belle !
- Arrggh...
- Content de te voir aussi , dit-il, son sourire si chaleureux aux lèvres.
Jacob. J'aurais dû deviner. Qui était là quand il m'a abandonné ? Lui. Qui était là pour m'aider à remonter la pente, si ardu soit -elle ? Lui. Qui éblouit mes journée tel le soleil ? Lui, lui et toujours lui.
- Eh oh ! Bella la marmotte ! dit Jacob en me sortant de mes songes.
Je lui souri. Il me sourit. C'était comme ça entre nous, l'affaire d'un simple regard, d'un simple sourire.
- Au fait, savais tu qu'il y avait une sonnette ?
- Non, et toi ? dis-je en riant.
- Pas du tout, répondit-il en se joignant à mon fou rire, Mais je sais que toi, tu es une vraie dormeuse (voyant mon regard interrogateur il poursuivit) j'ai d'abord voulu ouvrir la porte (sourire en coin de ma part car ça ne m'étonnait vraiment pas
^^) mais elle était vérouillé alors j'ai toqué, et personne n'a répondu ! J'ai fait alors le tour de la maison et envoyé des cailloux à ta fenêtre afin de te sortir du sommeil mais rien à faire !
- Et là tu as découvert une sonnette ! concluais-je
- Exactement ! Je ne savais pas que vous aviez des technologies aussi avancées ! dit-il en me faisant un clin d'oeil moqueur.
- Et tout ce périple pour quoi ?
Il passa sa main dans ses cheveux et mit l'autre dans sa poche en regardant à terre :
- Et bien...je me demandais si tu voulais bien me suivre...parce que...j'aimerai te montrer quelque chose.
Je l'observais. Quand il me cachait quelque chose il avait l'air d'un gamin à qui on vient de prendre la main dans le sac.
- Et ça ne pouvait pas attendre que je fasse ma grasse mat' ?
- Non, disons que c'est....matinal !
- Whouaouh ! Quel indice ! Aller rentre.
Il fit un pas en avant mais je le stoppais net en plaçant ma main sur son torse. Il m'interrogea du regard.
- Rassure moi, on ne va pas à la pêche n'est-ce pas ?
En guise de réponse il rit. Il rit jusqu'au salon où il s'installa en allumant la télévision. Je fermais la porte, croisais les bras et pensais "fais comme chez toi". Son sans-gêne ne me gênait plus vraiment, après tout il était mon meilleur ami, il avait l'habitude de venir ici, comme j'avais l'habitude d'aller chez lui. Et...attendez, il n'avait pas répondu à ma question ! Impossible, il n'était pas aussi sadique. Avec la veine que j'ai je me noyerai, si on me sauve, je me ferais bouffer par un poisson rouge géant, si on me re-sauve, un hameçon me taillera les veines...quelle mort tragique !
- Prends ton temps surtout ! se plaignit Jacob du salon, Et non, on ne va pas à la pêche, ajouta-t-il en ricanant.
Je montais les marches. Je fis ma toilette rapidement et m'habillais chaudement craignant le froid matinal. En redescendant j'étouffais un baillement. Tout de même, il devait être à peine sept heures ! Dans le salon Jacob regardait les dessins animés du matin et ne semblait pas m'avoir remarqué, j'en profitais pour lui faire une farce.
- BOUH ! criais-je en faisant une arrivée spectaculaire dans la pièce.
- Enfin prête, dit-il en tournant son visage vers moi, pas du tout l'air effrayé, puis il ajouta en eteignant la télé : Ahlala...coyotte n'attrapera donc jamais Bip-Bip !
Il se dirigea vers la porte d'entrée en esperant que je le suive :
- Mais attend, je n'ai pas pris mon petit déjeuné !
Il passa la tête par l'entrebaillement de la porte et répondit un large sourire sur le visage :
- J'ai déjà tout prévu.
Puis il disparut. J'attrapa mon coupe-vent et le suivi dehors en prenant soin de fermer la porte derrière moi. Je galérais comme d'habitude et au moment où je me retournais, Jacob fit gronder le moteur :
- Mais qu'est-ce qu...c'est...c'est ta moto ? demandais - je complètement éberlué face à la moto rutilante vers laquelle je me dirigeais.
La moto en question était toute noire, Jacob m'expliqua qu'elle ne valait rien car même en si elle était neuve, elle avait été vendalisé, tagué, rayé, on avait volé des pièces comme le pot d'échappement et d'autres trucs dont j'ignorais à quoi ils servaient. Il la bricolait depuis un bon mois et avait réussit à remplacer toute les pièces manquantes et au final avait bomber et vernis de noir pour qu'on ne voit plus les rayures et les tagues.
- Elle paraît comme neuve !
- Elle est ma fiertée personnelle, dit-il en me tendant un casque.
- Euh...
- Quoi ? Ne me dis pas que tu as peur !
Il descendit de l'engin et disposa le casque sur ma tête en me l'attachant sous le menton.
- Ca te va super bien ! dit-il moqueur en se repositionnant aux commandes de l'engin et en tapotant l'espace passager juste derrière lui.
Je m'y assis maladroitement ne sachant pas où poser les mains. Justement il me les pris et les posa sur son ventre. Il avait les mains chaudes et protectrices.
- Tiens toi bien parce que je ne vais pas respecter les limites de vitesse !
Sur ce il démarra en trombe. J'eus un soubresaut et crus que j'allais partir en arrière mais une de ses mains était toujours là entourant les miennes toujours plaquées sur son ventre dur.
Les nuages commençaient à se disperser laissant voir les quelques étoiles qui allaient bientôt disparaître laissant place aux premières lueurs du jour. Je posai ma tête contre son dos. Malgré la vitesse, le bruit et le blouson que portait mon ami, je sentais les battements de son coeur. Un coeur qui battait pour moi. Je fermais les yeux me laissant aller vers une rêverie où Jacob et moi avions un avenir. Un avenir en couple. Je voyais une maisonnette, le soleil était haut dans le ciel et j'entendais des rires d'enfants. Jacob en sortit tenant une jolie petite fille dans les bras qui riait aux éclats. Je souris. Cet avenir n'était pas impossible. Un avenir que je n'aurai jamais eut avec...
Je crus m'envoler. Jacob avait fait un dérapage violent. Je me serrais fort à lui. Il stoppa la moto et en descendit tout en enlevant son casque.
- Terminus, tout le monde descend ! annonça-t-il
J'étais toute remuée. Car non seulement je ne m'étais pas attendu à une telle arrivée mais en plus j'avais repensé à lui...
- Ca va ? Je suis désoler si j'ai...
- Non, non, ça va...dis-je en recouvrant l'usage de la parole.
Il enleva mon casque et le posa au même endroit que le sien. Puis il mit quelques unes de mes mèches rebelles derrière mon oreille. Il scruta le ciel tout en prenant ma main pour que je le suive :
- Dépêche toi, souffa-t-il en attrapant un panier qui était disposé à l'arrière de la moto.
Nous grimpions une butte, enfin, plus lui que moi, je ne faisais que trébucher, et lui de me rattraper. Arrivé en haut nous avions une vue imprenable sur la forêt. C'était magique. Nous dominions la cîmes des arbres, on entendait les premiers gazouillements d'oiseaux qui se réveillaient et l'eau d'un ruisseau qui se déverssait. La forêt se réveillait.
Jacob étendit une couverture dans l'herbe encore un peu mouillée par la rosée du matin et s'y assis. Je fis de même en continuant d'observer les alentours. Lui, sortait un thermos du panier et me servit un chocolat chaud.
- Merci.
- Le spectacle va bientôt commencer dit-il en me jetant un coup d'oeil complice.
Un spectacle ? Je dois dire que je ne m'étais pas vraiment posé la question du pourquoi de cet enlèvement matinal.
Soudain je su. L'aurore. Quelle magnifique paysage. Le soleil se levait sur Forks. Les premiers rayons transpersaient le ciel qui était jusque là si gris. Jacob se pencha vers moi et me susurra :
- Je t'offre le crépuscule du matin.
Le crépuscule du matin...Oui, j'avais connu le crépuscule de ma vie, c'est à dire une fin. Mais maintenant cette nouvelle journée signait un nouveau commencement. Je voulais tournée la page. L'oublier lui. Les oublier eux. Qui m'avaient procurer tant de joie et tant de chagrins à la fois. Quand la lumière rosée qui précède le lever du soleil s'échappa je murmura en fermant les yeux pour mieux profiter de l'instant :
-
Adieu...Mon tout premier Chapitre ! Soyez indulgentes !
Qu'en pensez vous ?
Je tiens à rassurer la population twilighteuse je suis bien Edwardienne ! ^^
Edward arrive et autant dire que ça va claquer !